Dans cette section :
Sites intéressants et ressources à consulter :Le Point du FLE La nouvelle orthographe Le Manuel de tutorat de Collège Frontière La base de données en alphabétisation des adultes (BDAA)
Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF) Centre AlphaPlus L’Index des ressources Web d’AlphaPlus contient une collection de plus de 1000 ressources en ligne sur tous les aspects de la formation de base des adultes (FBA) et de l’alphabétisation. C’est un outil facile à utiliser qui réunit toutes les ressources d’Internet en un seul endroit pratique. L’index est utile pour les intervenants, les apprenants et les administrateurs en formation de base des adultes. AlphaMonde Alpha monde est aussi un outil accessible aux formateurs - formatrices, utilisable en atelier, pour des activités de lecture et d'écriture. Revue Apprentissage des langues et systèmes d'information et de communication L'Internet au service de l'enseignement et de l'apprentissage du français. Centre collégial de développement de matériel didactique (CCDMD) Ludolettre Mozbot Immigration Québec Webographie des ressources en francisation de la Commission scolaire de Montréal Cyberquartier Centre Yves-Thériault Lexique Fle Association canadienne des professeurs de langue seconde Association mondiale des professeurs de français Chansons en classe Office national du film Archives de Radio-Canada et Radio-Canada Dictionnaire et encyclopédie Larousse en ligne Le Conjugueur Office québécois de la langue française TV5 Monde L’alphabétisation m’a fait grandir!Par Alain Tremblay, Québec Bonjour ! Je m’appelle Alain Tremblay. J’ai préparé un petit texte pour partager mon expérience avec vous ! D’abord, j’aimerais vous expliquer les circonstances qui m’ont amené à l’alphabétisation. J’ai subi un accident de travail qui m’empêche de travailler manuellement. Je dois donc m’instruire pour me trouver un travail convenable. Maintenant, je désire vous parler de ma motivation et des efforts que je dois consacrer à mon apprentissage. Je suis bien motivé depuis le début à réussir à apprendre à lire et à écrire. Mais, j’ai constamment besoin de faire des efforts de concentration et de persévérance. J’ai du me fixer des objectifs personnels. J’aimerais obtenir un diplôme de secondaire III d’ici 3 ans ou, encore mieux, en 2 ans. Quels sont les moyens que je prends pour y arriver ? Je suis toujours fidèle au poste ! Je pense en effet qu’il est très important d’être là physiquement et mentalement. En plus, je fais des exercices, comme des dictées, des mots cachés et de la lecture de textes simples. Il y a des joies et des difficultés reliées à mon expérience. Premièrement, j’aime les gens que je rencontre à l’école. Ils sont gentils et j’aime bien socialiser autant avec les élèves qu’avec les professeurs. De plus, ce que j’apprends est utile dans ma vie. Par exemple, pour Noël, j’ai pu poster des cartes de souhaits pour la première fois de ma vie. Cependant, je trouve que l’apprentissage est très long. Finalement, parlons de la contribution de Collège Frontière dans cette aventure. C’est utile et agréable de recevoir, pendant 2 heures par semaine, une aide personnalisée. Cela permet de progresser plus rapidement et de réaliser des projets comme la rédaction de cet article. En conclusion, j’aime tellement mon expérience que je vais continuer mes cours durant l’été prochain !
Petite histoire d’un grand jumelage
Bonjour, Je m’appelle Lizangela, je suis Péruvienne, j’ai 20 ans et je suis apprenante avec Collège Frontière depuis l’automne dernier. J’apprécie les rencontres avec Jeanne parce que ça m’aide beaucoup et en même temps elle est devenue une bonne amie. J’ai pu me rendre compte des erreurs que je faisais et mon français s’est beaucoup amélioré. À chaque rencontre qu’on a, nous discutons de différents thèmes. Au cours des semaines, nous avons travaillé plusieurs aspects du français écrit. Depuis que j’ai commencé le cegep dans le mois de janvier, Jeanne m’a beaucoup aidé avec les devoirs avec lesquels j’avais de la difficulté. Ça m’a aidé à réussir et à avoir des bonnes notes. Je suis fière quand j’ai des bonnes notes car ça m’encourage à continuer mon chemin. Je remercie Jeanne, et vous pour m’avoir donné une si bonne tutrice. Personnellement, je trouve que le Collège Frontière est un bon organisme et je recommande aux immigrants de faire partie de ce programme. Merci! L’expérience d'une personne de plus de 60 ans dans l'apprentissage du français… après 10 années à SherbrookePar Julio Vivas, Sherbrooke Apprendre la langue française est, pour les latinos âgés, comme chanter une chanson qui a été répétée pendant cinquante années et puis passer à la chanter avec le texte qui se ressemble et avec une autre musique. Par conséquent, je pense que le but est de parler et d'écouter, avec une personne qui corrige la prononciation. « Jusqu'à ce que le perroquet grave, dans son cerveau utilisé, la chanson ». La structure de la phrase, avec cette pratique, apparaît comme s’il s'agissait du texte d'une chanson appris avec sa musique. Depuis la première année que nous sommes arrivés au Québec, grâce au cours que reçoivent les immigrants, nous apprenons à comprendre et à parler, pour NOUS DÉVELOPPER dans la majorité de nos activités. C’EST BEAUCOUP ce qui nous a servi dans ces 10 ans de travail et de vie ici. Mais à partir de là, parler et comprendre les Québécois, dans leur langage quotidien, NOUS SOMMES à des SIÈCLES de pouvoir le faire. Et c’est ce que nous voudrions. Les enfants, les jeunes, ou ceux qui acquièrent des emplois où ils doivent s'occuper du public, ils n'ont pas de problème, parce qu’ils sont tous les jours en contact avec les Québécois : en parlant ou en écoutant, ils finissent par apprendre la chanson avec la musique, par la répétition. Il est évident que la meilleure solution serait que chaque immigrant obtienne une fiancée ou un fiancé Québécois; mais pas toutes, ni tous, nous ne pouvons le faire. Dans mon cas, grâce au cours que j'ai pris avec vous, je sens les progrès, en raison des conseils experts, de l'orientation et des efforts superbes et applaudis de tout point de vue de la professeur [tutrice bénévole] Michelle Corcos, qui m'a amené à lire et a prononcer des textes avec les corrections de phonétique, que je fais l'effort de graver définitivement et de ne pas faire comme le vieux perroquet, qui répète la même chanson, quand autres lui enseignent une nouvelle mélodie. Également à travers vous, je veux donner tous les remerciements et l’admiration à la professeur, pour l'effort, la qualité d'enseignement, la méthodologie juste et la recherche personnalisée pour motiver l'étudiant et le débloquer de ses problèmes dans l'étude et la pratique du français. Le projet Écrivains publicsPar Diego Gallego, Montréal « Oyez, oyez, service d’écrivain public… » Mais qui sont ces gens dans le couloir de mon immeuble ? « Bonjour, nous sommes des bénévoles de Collège Frontière. Notre rôle : vous aider à lire ou à écrire votre courrier, et ce gratuitement. Nous sommes des écrivains publics! ». Voilà le genre de conversation que l’on peut entendre devant l’ascenseur du 100, rue Ontario Est, une habitation à loyer modéré modique (HLM) de 400 personnes, habité surtout par des aînés et des immigrants. Le métier d’écrivain public remonte à la nuit des temps, à la découverte de l’écriture. On retrouvait des écrivains publics dans les marchés au Moyen Âge, en fait à toutes les époques où peu de gens savaient lire et écrire mais ou l’écrit prenait beaucoup d’importance, surtout en matière légale (actes notariés, règlements municipaux, etc.) De nos jours, l’information est bien sûr extrêmement présente partout. La radio, la télévision, puis l’ordinateur sont venus accentuer la circulation de l’information, et la démocratisation de l’éducation (en principe) a permis à beaucoup de gens de devenir autonomes par rapport à l’écrit. Les personnes peu alphabétisées, plus nombreuses que ce que l’on croit généralement, peuvent comprendre les enjeux de société grâce aux médias non écrits, mais sont démunies face à l’écrit. En effet, un simple formulaire peut devenir un calvaire et un petit mot écrit sur une carte de vœux un chemin de croix ! D’où l’idée d’offrir un service d’écrivain public tous les jeudis après-midi en collaboration avec la classe de francisation des Habitations Jeanne-Mance à Montréal. Le projet a commencé cet été avec Cristina, notre super bénévole communauté. Tous les jeudis, jour du marché public aux Habitations, Cristina débarquait avec une table, une chaise, des dépliants, son portable et des livres à donner ! La première tâche a été, dit-elle, de parler avec les gens pour leur expliquer le concept et la démarche. Les résidents s’approchaient, mais c’était toujours pour un voisin, un membre de la famille. Finalement, au bout de trois ou quatre jeudis, les personnes se confiaient et expliquaient pourquoi elles avaient du mal à comprendre des textes écrits, à parler le français. Petit à petit, la confiance se nouait… L’hiver est arrivé, le marché extérieur est fermé, mais les écrivains publics sont toujours au poste, opérant maintenant dans la cage d’escaliers de la tour HLM, lieu de passage par excellence. Le service se poursuit, ce qui nous permet aussi de faire connaître Collège Frontière et ses activités, de sensibiliser les gens à l’importance de l’alphabétisation, de recruter des apprenants pour des jumelages individuels et même des nouveaux bénévoles! Bref, cette initiative, très simple à la base, remplit aujourd’hui de multiples fonctions! Tout cela s’est développé grâce à la participation active de bénévoles engagés… comme Cristina, Caroline et Thomas. Merci! Le projet ADAP deux ans plus tard : une grande réussite!Par Marie-Corinne Cyr, Québec
Une telle activité est bénéfique pour tous. D’abord, elle permet aux apprenants de mieux se faire comprendre dans leur milieu, de développer une plus grande confiance en eux-mêmes et d’oser communiquer. Ceci est primordial, parce qu’une fois qu’on est sensible à ce qui est différent dans la langue française, c’est avec la pratique que l’on devient meilleur. -« Les ateliers de phonétique pour moi a été une grande idée. J’ai bien appris la prononciation des voyelles. Je pense qu’un cours de phonétique devrait être obligatoire dans la francisation. Maintenant, je sais prononcer le son « un » grâce à vous!!! Merci! » - Paroles d’un apprenant
-« J’apprends toujours plus en une atelier qu’en plusieurs heures de cours. Le concret est très enrichissant. » - Paroles d’une bénévole Bien que l’activité ADAP soit la toute dernière au sein de Collège Frontière à l’Université Laval, il semble qu’elle ait sa place puisqu’au-delà de l’apprentissage théorique, elle permet l’apprentissage culturel en plus de valoriser l’intégration sociale des apprenants. Je souhaite longue vie à ce projet qui est une belle source de découvertes et de sourires! |